jeudi 29 juin 2017

Courir quand il fait chaud ?

Le principe de cet article est de démontrer (et de me persuader) que l’on peut courir partout, tout le temps. Mais la question ici n’est pas tout à fait la même que celle que je posais dans cet article, écrit en hiver. Car courir en hiver est un bon moyen de résister à l’hiver, mais courir en été complique beaucoup la tâche et mets potentiellement en danger votre propre personne.


Vous apprécierez la date à laquelle j’ai publié cet article, le 29 juin 2017, donc au début de l’été, mais après une bonne petite canicule de deux semaines. Ce qui signifie que j’ai testé les conseils que je vais vous donner, et qu’en plus de cela, je m’attelle à un sujet d’actualité, qui vous passionne vraiment, j’en suis sûr.



-      Courir tôt… ou tard. On vous conseille de privilégier le matin, très tôt (à 6h la température est souvent beaucoup plus supportable) plutôt que le soir, très tard, quand le sol a chauffé toute la journée et que l’air est encore étouffant. Mais dans un cas comme dans l’autre, le soleil sera très bas voire pas encore là ou déjà couché, les zones d’ombres beaucoup plus importantes et l’air plus frais. Attention toutefois à ceux qui choisiraient d’aller courir le soir, à ne pas vous faire surprendre en pleine nature par la nuit.

-      Courir peu, et lentement. Le but ici est de partir en se disant que les conditions sont déjà une forme d’exercice. Votre corps lutte et souffre même avant que vous ne vous mettiez à courir. Alors n’en faites pas trop. Courrez lentement, et privilégiez des sorties courtes. C’est l’occasion donc de bosser votre endurance fondamentale, pour aborder la rentrée avec un foncier au top, et se concentrer sur la vitesse pour les courses de l’automne. Il est toujours possible de se faire quelques sorties longues mais vraiment sans forcer, avec les précautions qui s’imposent (à conditions de se lever très, très, très tôt).

-      Courir avec de l’eau. Il fait chaud, on fait du sport, donc on a chaud, donc on a soif donc on boit. Je ne vais pas vous faire tout un chapitre sur le thème « il faut boire de l’eau », pacque tout le monde le sait, et même si vous ne le savez pas, votre corps est bien fait et l’instinct de survie vous fera boire de l’eau. Inutile de partir avec des bidons de 10l non plus, le genre de personnes qui prévoit un litre d’eau par 100 m pour ses sorties n’est pas le genre de mec à arriver parmi les premiers, et n’a pas forcément une meilleure santé que les autres.

-      Courir dans la nature ou sur une piste. Là il y a deux écoles. Si vous êtes en vacances, c’est l’occasion d’aller découvrir les coins aux alentours, faire des petits runs en forêts, autour des lacs, ou même en montagne, à la campagne, etc. L’air de la nature est meilleur, plus frais, et l’ombre des arbres est la meilleure amie du runner par temps chaud. Si vous n’avez pas cette chance, et que vous êtes coincé dans une grande ville, les solutions existent (bois, parcs, etc.) mais vous pouvez aussi opter pour la solution d’aller courir sur une piste d’athlétisme. Idéale d’habitude pour travailler la vitesse, cette fois-ci elle vous permettra de faire votre petit run à l’abri (évitez si la piste en question est en plein soleil et à l’abri du vent), a proximité en général d’un point d’eau, rarement tout à fait désert mais assez calme quand même. Ceci est un gros avantage, il peut être judicieux de ne pas aller courir seul ou dans des endroits trop reculés, il se pourrait que votre corps ne supporte pas très bien la chaleur ni les conditions aussi extrêmes et se voit défaillir. On est d’accord, mieux vaut s’arrêter avant et prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter cela, mais si ça devait arriver, mieux vaut que ce soit dans un endroit fréquenté où vous pourrez être aidé par d’autres runners ou des passants prêts à vous porter secours.

-      Ne pas courir. Il y a un moment, il faut savoir renoncer aussi. On n’est pas des sauvages. Il fait chaud, vous êtes en vacances, vous n’avez pas envie de vous lever tôt, et vos soirées sont déjà prises par des activités moins sportives. Ou alors, vous n’êtes pas en vacances, alors justement vous n’avez pas envie de souffrir en plus le matin ou le soir après le boulot. C’est peut-être le moment de faire votre petit break en mettant l’accent sur la « récup » ;) Vous pouvez aussi faire autre chose, comme de la natation (t’en profiteras pour te mettre au triathlon quand tu pourras t’acheter un vélo) ou alors la salle de sport climatisée. Comme ça, non seulement vous continuez de faire du sport, mais vous en profitez pour bosser sur ce que vus délaissez le reste de l’année, comme le renforcement musculaire.

-   Courir quand même. Courir par de très fortes chaleurs n’est pas aussi bénéfique que courir en hiver. C’est même plus risqué. Cependant, cela nous oblige à faire attention à beaucoup de détails, à prendre des précautions et cela affine notre connaissance de nous-mêmes. Enfin, nous ne choisissons pas les conditions météorologiques lors des compétitions, alors mieux vaut s’être préparé si par hasard, il devait faire une chaleur à crever lors d’une course chronométrée (exemple : les 10km l’équipe de cette année, lire mon article ici).


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