mardi 1 novembre 2016

Le running est-il une drogue ?

C’est un vaste sujet, qui fait débat, mais tous les runners le disent : « ouais, la course à pieds c’est vraiment trop une drogue quoi ! » quitte à saouler grandement tous ceux qui galèrent à se motiver un petit peu pour aller courir 10 min tous les 36 du mois. La drogue est une substance toxique qui agit sur votre cerveau et devient addiction. La drogue, c’est mal ! Car ce que veulent dire ces Jim Morrison de la course à pied, c’est bien qu’on en devient addict ! Des spécialistes se sont penchés sur la question et la vérité est la suivante : la pratique du sport, et tout particulièrement les sports d’endurance, libère des endorphines qui agissent sur le cerveau. Les endorphines sont une morphine produite par notre propre corps. Elles agissent sur les mêmes récepteurs que lorsque l’on se drogue (les récepteurs opiacés, pour les passionnés de bio). En agissant sur ces récepteurs, les endorphines procurent donc la sensation de bien-être que l’on connait. Alors oui, on est tous très heureux et de très bonne humeur pendant et surtout après une bonne séance de course à pied. Cette sensation est même souvent la raison (consciente ou pas) pour laquelle on rechausse ses baskets le lendemain. Cette réaction chimique de notre corps (surement faite justement pour nous faire bouger un peu et éviter de nous empâter complètement) s’apparente à la prise de drogue et permet une légère addiction. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que d’une part le running n’est pas le seul moyen de libérer des endorphines (tous les sports cardio, la natation, mais aussi le basket et le hand en font partis), mais aussi, et surtout que l’effort reste un effort, et que la course de fond est l’un des efforts les plus intense qu’il soit.. Alors certes, il ne faut pas perdre de vue le plaisir de courir, continuer à faire cela pour s’amuser, mais c’est au bout de l’effort, quand on atteint ses objectifs, que la sensation de bien-être laisse la place à un bonheur, une fierté et un regain de confiance en soi bien plus important et bien plus durable qu’un pic d’endorphine.

Chimiquement, donc, les effets du sport agissent comme une drogue, inoffensive bien sûr (rien de tt cela ne vous détruit les neurones, rassurez-vous). Alors il existe des cas de véritables addicts du sport. Tout le monde en connait, certains sont même très populaires. (Jetez un coup d’œil aux chaines YouTube et aux blogs de sport les plus suivis). Certes, il est préférable d’être addict au sport, qui vous permet de prendre soin de vous, plutôt qu’à n’importe quelles substances (licites ou illicites d’ailleurs). Cependant, comme toutes les addictions, cela a des inconvénients qui peuvent être dangereux et l’addiction doit être combattue pour ça. En clair, courez autant que vous voulez, tant que vous y prenez du plaisir, mais ne mettez ni votre corps ni votre vie sociale en danger, car au final, vous y prendrez beaucoup moins de plaisir et aucun shoot d’endorphine ne guérira un genou ou une cheville fracturé par la fatigue. En effet, les études sur l’addiction au sport pointent aussi du doigt les dangers de mettre de côté sa vie sociale, de refuser voir ses amis pour aller courir. C’est un bon moyen de mesurer sa propre dépendance au running.

Pour ma part, j’éprouve énormément de plaisir à courir et lors des jours de repos, le manque se fait sentir. Il est important de connaitre ce manque et de comprendre pourquoi on le ressent, et pourquoi il faut s’y soumettre. Pour cela, il est important de régulièrement faire des séances difficiles, qui vous feront bien progresser et vous forceront à vous reposer.

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